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Suite à la manifestation...

26 Novembre 2014 , Rédigé par Valérie Publié dans #accueil

Suite à la manifestation...

Des amateurs d'art ont formé "Graphènes" pour soutenir quelques artistes, dont la plupart ont exposé à La Clayette.

Ils vous invitent à visiter leur site www.graphenes.fr . L'inauguration a eu lieu le 7 novembre 2014 à la mairie du Ve à Paris (place du Panthéon) en présence de Madame Florence Berthout, maire du Ve arrondissement.

Présentation de ce qu'était la manifestation

Organisé par la commune de La Clayette (71) : site  Curatrice : Valérie Loron.

Cette manifestation estivale de trois semaines a pour but de faire rayonner notre région, de développer l'art contemporain hors des grands centres et de fédérer la population autour d'un projet. Nous souhaitons tous partager plaisir, interrogations et rêves avec le public que nous remercions pour ses témoignages enthousiastes.

Inscrit dans les festivités de Bourgogne du Sud depuis 2004, le parcours d'art contemporain de la pittoresque cité de La Clayette attire de plus en plus de visiteurs pour sa qualité, ses lieux d'exposition atypiques, ses animations (ateliers, œuvres participatives, conférences, etc.) et sa convivialité.

Les artistes sélectionnés (entre 12 et 15), de disciplines variées et pour la plupart reconnus au niveau international, exposent une centaine d'œuvres (dont des installations d'envergure) qu'ils ont spécialement créées ou adaptées au thème et au lieu. Certains lieux privés, ouverts seulement pour l'occasion ainsi que le patrimoine historique et les jardins mis à disposition donnent du cachet à l'exposition.

Le menu élaboré où la mise en scène tient une grande place confère un caractère exceptionnel à la manifestation et veut émerveiller, questionner, émouvoir.

 

Les conditions ne sont plus réunies pour mener à bien une prochaine édition. Nous nous en excusons auprès de notre fidèle public.

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Vernissage 2013

25 Août 2013 , Rédigé par Valérie

Merci à Madame Edith Gueugneau, notre députée de Saône-et-Loire, à Messieurs Bonnot et Drapier, respectivement conseillers généraux des cantons de Charolles et Bourbon-Lancy, à Monsieur Rebillard vice-président du conseil régional de Bourgogne et conseiller général du canton de Marcigny, à Monsieur Godard, maire de La Clayette, à Monsieur Bodet-Desbot, adjoint à la culture et aux conseillers municipaux présents. Merci aussi à Monsieur Dufoux, maître chocolatier pour son accueil, à Monsieur Michel Danière, comédien pour les textes qu'il nous proposa et à Monsieur Will Menter, artiste plasticien pour sa performance.

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La déambulation avec les interventions d'Elvia Teotski (au chapeau blanc), Pascale Miller (le bras levé), Caroline Rivalan, Anne-Marie Kelecom, Catherine Grangier (escarpins rouges), Josiane Guitard-Leroux, Pierre Abernot, Noémie Huard (expliquant), Cécile Bourdais, Phet Cheng Suor, Theodora Lenka et Yoshimi Futamura :

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Merci aux personnes venues participer à ce jour de fête, aux artistes et aux bénévoles !

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Elvia Teotski

20 Mars 2013 , Rédigé par Valérie Publié dans #Livre d'or

« Dans un rapport d’immédiateté avec la matière et son caractère insaisissable, mon travail explore le caractère précaire des matériaux les plus humbles comme la bulle de savon ou la pelure de gomme. Mes expérimentations successives tendent à détourner les matières de leur état en les transformant peu à peu en objets sculpturaux, objets à l'existence fragile... »

Pour « la vie à l'œuvre » :

En utilisant matériaux et mouvements du quotidien auxquels on ne prête pas attention, Elvia Teotski tente de montrer que tout l'univers peut être représenté dans un grain de poussière et que tout est vanité, à commencer par l'œuvre d'art elle-même. Construites à partir de longues collectes, ses œuvres ont paradoxalement une durée de vie courte et posent le défi de la conservation. Son approche expérimentale l'a amenée à travailler par exemple avec des acariens et à les filmer. Le rythme qu'elle nous soumet est la lenteur, à contre-courant de l'accélération ambiante de la société mais elle rejoint les sages chinois : « Ne pas craindre d'être lent mais seulement de s'arrêter ». Elle a même observé parfois comme un renversement du cours des choses : ce tas d'acariens qui par exemple reforme une pyramide alors qu'on y a fait un trou et fait boucler le scénario ! Elvia Teotski contribue, par son approche à la fois scientifique, sensible et contemplative, à nous révéler la beauté cachée du vivant.

Parcours de l'artiste :

Après un diplôme d’Ingénieur du Centre National d’Études Agronomiques des Régions Chaudes (Sup-Agro Montpellier et une Licence 3 à l'Université de Provence, E. Teotski vient d'obtenir le diplôme des Beaux Arts de Toulon. Elle a été l'assistante de Jérémy Laffon et de Chourouck Hriech.

En 2011, elle participa au Festival « Petits métrages » d'Aix-en-Provence, au festival Artéfada à Marseille, à une exposition collective avec le Château de Servières à l'Espace Communica à Marseille. En 2012, elle expose dans le cadre du Printemps de l’Art Contemporain à l'Atelier National à Marseille/ dans les ateliers d’artistes de la ville de Marseille lors du « off » d'Art'orama/ au fond communal d’art contemporain de la ville de Marseille/ à Them’art, concours jeunes plasticiens à La Garde. En 2013 : exposition collective à Barjols (83)/ exposition collective « Survivance » au Lift à Marseille/ Biennale des Jeunes Créateurs d'Europe et de Méditerranée à Ancona [Italie].

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Phet Cheng Suor

20 Mars 2013 , Rédigé par Valérie Publié dans #Livre d'or

« Le thème du temps, la spiritualité dégagée par l'ancienne chapelle Ste Avoye et la beauté minérale et épurée de ses murs m'ont inspirée « Le jardin des âmes 2 ». Pour moi, le vêtement est l'incarnation concrète et esthétique de l'être, une deuxième peau intime qui ne sert pas seulement à se protéger mais aussi à exister, une mémoire spirituelle et symbolique. »

Pour « la vie à l'œuvre » :

Phet Cheng Suor aime la nature et récolte depuis longtemps des végétaux pour les transformer en papier, « vitrail végétal » et extraordinaires livres-objets. Elle s'en sert aussi pour fabriquer des étoffes afin de créer des « habits de passage » en hommage à ses ancêtres. Ainsi bambous, fibres de palmier de Chine, écorces de niaouli ou de mûrier, après de longues étapes, deviennent des enveloppes poétiques de corps, empreintes de leur être, fragiles, suspendues dans l'espace et dans le temps. Les pierres cernant ce « jardin des âmes » font référence à la symbolique des jardins zen. Une émouvante présence vous emplit au milieu de cette installation et évoque avec force la mémoire de ceux qui ont vécu ainsi que le chemin qui aboutit à un être vivant, unique car il dépend de ses ancêtres.

Parcours de l'artiste :

Phet Cheng Suor a reçu une formation en peinture, en gravure et en reliure. D'origine sino-cambodgienne, elle parcours l'Europe pour ses expositions. Si nous prenons ses expositions personnelles à partir de 2008, par exemple, elle était à l'honneur à la galerie Michel Vokaerà Bruxelles/ au Jardin botanique national de Belgiqueà Meise [2009]/ galerie Mingei, Paris [2010]/ « Un brin d'Art en mai », FDL, à Forcalquier [2010]/ Musée Industrie ArchéologieTextile de Ganden Belgique et « t Cederhuis » à Grimbergen en Belgique [2011]/ en duo avec I. Tournoud au Musée du textile de Cholet[2012]. Dans le même temps, elle exposait en groupe aux Ateliers de Paris ; à la 6e triennale internationale du papier du musée de Charmeyen Suisse et au Papiermachenmuseum de Steyrermühlen Autriche [2008]/ au musée de Deggendorfen Allemagne [2009]/ à Am'Arts aux Archives départementales de Chartres ; au Hanji Paper Fashion Show de Jeonju en Coréedu Sud ; au Book Art Festival de Doveroddeau Danemark [2010]/ à la Bambouseraie de Prafranceà Générargues [2011]/ à la Cité Internationale des Artsà Paris (« Triptyque ») [2012].

Elle a été l'objet de plusieurs publications : « Mémoires végétales », édition Galerie Michel Vokaer – Bruxelles [2008]/ « Graines de mémoire », édition Jardin botanique nationale de Belgique [2009]/ « Vestiaire poétique », édition MIAT de Gand [2011]/ « Incarnation », édition du musée du textile de Cholet [2012].

Caroline Rivalan

20 Mars 2013 , Rédigé par Valérie Publié dans #Livre d'or

« Dans mes œuvres, les valeurs se sont inversées et le résidu prend toutes ses lettres de noblesses. Le fil reste la ligne conductrice. J'utilise des matériaux fragiles, dégradés, pour évoquer l'éphémère mais ils miment des mouvements empruntés au vivant en boucle, les répétant à l'infini, comme pour faire abstraction du temps ».

Pour « la vie à l'œuvre » :

Les œuvres mécanisées présentés par Caroline Rivalan, dans la filiation de Jean Tinguely, empruntent leurs composants aux univers domestiques et non industriels comme ce dernier. Ces « Objets quasi Vivants Non Identifiés » tournent, rampent, sautent, parodiant des vies futures ayant survécu puis évolué à partir des restes d'une civilisation aisée, vers un référentiel où le temps n'a plus d'emprise.

Même principe de répétition dans les « stop motions » réalisés à partir de ses dessins et collages : avec leur cycle court de bouclage, il devient au bout d'un moment difficile de distinguer le début de la fin.

Au premier abord les œuvres de C.R. font peut-être sourire mais la comédie qui nous est jouée ne manque pas d'égratigner certains aspects de notre société. Observons donc avec attention le manège de cette artiste inventive !

Parcours de l'artiste :

Caroline Rivalan a obtenu le DNSEP à laVilla Arson à Niceen 2011, après avoir fréquenté également l' Escuela de Las Artes, La Esmeralda à Mexico de sept. 2008 à mars 2009.

Durant sa résidence au Mexique, cette jeune artiste participa à deux expositions collectives. Autres expositions collectives : intvitée par Moo Chow au Musée des Beaux-Arts de Nice [2009]/ invitée par Gerald Panighi à La Spada à Nice (vidéos) [2011]/ La Zonmé, Castel Plage, Nice [2011] / «Nocturne» à Piedigriggio en Corse [2011]/ Shooting « Style Hunter » (sculptures & accessoires) Le Négresco, Nice (2012]/ L’Entrepôt à Monaco [2012]/ Espace à Débattre Nice [2012 et 2013]. En 2010 et 2011, elle participa aussi à plusieurs expositions collectives à la Villa Orson. Une exposition personnelle lui est consacrée à L’Entrepôt à Monaco en 2013.

Theodora Lenka

20 Mars 2013 , Rédigé par Valérie Publié dans #Livre d'or

« Ce qui m’occupe n'est pas la gravité et la tristesse de la mort, mais plutôt, pour le dire avec des mots célèbres de l'écrivain Milan Kundera, l'insoutenable légèreté de l'être. Ce sont les souvenirs inconscients, les utopies, les expériences poétiques et les mystères de la vie auxquels je veux donner forme, et avec la conscience que tout est cyclique et que tout (ou presque...) se reproduit continuellement avec des variations. »

Pour « la vie à l'œuvre » :

Les recherches de Theodora Lenka sur les processus de transformation, le cycle de la vie et la mort, ont débuté il y a une dizaine d'années par les peintures du dernier manteau de sa mère qui venait de décéder subitement. Elle s'inspire souvent de ce vêtement depuis. Elle a choisit le papier car sa fragilité et sa durée de vie limitée participent à ce thème. En plus de l'encre ou de la mine de plomb, elle utilise parfois la broderie, la couture, le collage et des éléments naturels.

Dans sa série Life-lines (lignes de vie) elle évoque des lignes d'action, des trajectoires de vie. Accompagnant les aplats noirs du dessin, se déploient des courbes dynamiques dont le trait en pointillé rappelle cependant le caractère vulnérable de toute vie. Ce travail subtil et pur résonne comme un hommage à la vie dans le chœur de la chapelle Sainte Avoye. Sa démarche d'échange avec le public pour son installation évolutive dans le transept reflète bien son parcours personnel enrichi des divers partages avec les populations chez qui elle a vécu.

Parcours de l'artiste :

Theodora Lenka (Agnes Niehorster) est de nationalité néerlandaise. Elle a vécut 19 ans en Nouvelle-Zélande et un an à Brême en Allemagne. Elle vit et travaille en Bourgogne depuis 1997. Elle a suivi des études de pédagogie aux Pays-Bas, d'art en Nouvelle-Zélande (université d'Auckland) et une formation de guide-conférencier en France.

Avant 2008, elle réalisa des scénographies (pour le musée de Brême par exemple), des commandes privées en photographie, des expositions collectives et personnelles comme à la cathédrale Saint-Nazaire d'Autun en 2002, à Auckland et en Bourgogne.

Depuis 2008, elle a participé à des expositions collectives : festival « Ot Azoy » de Luzy/ Biennale « Étend’ART » d'Étang-sur-Arroux/ Salon d’Art de Bourbon-Lancy/ Ecomusée de la Bresse Bourguignone à Pierre de Bresse/ Rencontres artistiques François Pompon à Saulieu. Comme expositions personnelles, nous citerons L’Auto Ombre (Comme une Rivière), peintures à Galerie Dominique Miralles, Le Creusot et Cure Patients by Curing their Reality First, espace de Wil Vooijs, Bussum (Pays-Bas) [2009]/ Galerie les Bain-Douche, Arnay-le-Duc [2010]/ Home is Where the Heart is, installation, mairie de Saint-Honoré-les-Bains (58) [2011].

Pascale Miller

20 Mars 2013 , Rédigé par Valérie Publié dans #Livre d'or

« La photographie est le médium qui me permet le mieux de m'exprimer, de dire qu'il faut prendre son temps, arrêter notre course folle, égrener le temps pour mieux savourer la vie. Il me permet aussi de voyager, d'errer, de me perdre pour mieux me retrouver, d'évoquer la poésie de l'enfance. »

Pour « la vie à l'œuvre » :

Pascale Miller nous offre un regard émerveillé, tendre, enthousiaste et parfois amusé sur nos scènes de vie : du mobilier urbain qui semble danser, des passants la tête à l'envers, des reflets démultipliés… puis par une fenêtre entre-ouverte, nous voilà partis dans le rêve, dans une douce errance au milieu de nulle part, hors du temps. Elle développe de multiples axes de recherche (gamme de tons, angle de vue, superposition, etc.) dont la photographie alternative (sténopé, photogramme).Pour « La vie à l'œuvre#2 », P.M. propose des photographies sur le mouvement, sur l'instant en devenir. On sent la présence, le passage et l'on devine que ce sera éphémère. Comme pour nous rappeler que la réalité n'est pas toujours celle que l'on croit, elle joue avec l'effet miroir des flaques d'eau et les ondulations déformantes de celles-ci. Mirage ou temps suspendu ?

Parcours de l'artiste :

Pascale Miller a débuté les expositions en 2011. Auparavant, elle pratiquait pour son propre plaisir. Dès son lancement, elle est remarquée et choisie pour le stand Hahnemühle du salon de la photographie à Paris en 2011.

En 2012, elle participe au « Vertmeilleux Festival Ouverture » à Cailhau (11).

Elle remporte le « coup de cœur du jury » du Prix Leica de la photographie aux MyC Awards 2012. En 2013, elle est sélectionnée par l'agence DONKEYSOHO.

Anne-Marie Kelecom

20 Mars 2013 , Rédigé par Valérie Publié dans #Livre d'or

« Avec l’argile, tout est transformation, métamorphose. Je prends ou saisis une matière, la transforme, cherche la vie et ce qui traduira le mieux mon émotion. Concasser, mélanger, couler, brûler, la matière répond à mes gestes et naît une conversation. Mes pièces se singularisent par toutes les recherches possibles de textures développées avec les argiles, les feldspath, les marnes, les pierres, les trésors ramassés dans le sol et les carrières. »

Pour « la vie à l'œuvre » :

Pour « La vie à l'œuvre#2 », AM. K. propose une installation d'univers en mutation, un voyage entre la mer et la terre. L'air et le feu seront présents par les matières et une note de poésie. C'est une interrogation sur nos origines et l'avenir, sur l'évolution des espèces, sur notre parcours, notre course, et aussi la recherche de l'essentiel. AM. K. montre vis à vis de la nature dont elle s'inspire (« Mutants », « Lithops », etc.) humilité et respect. Elle ose et réussit l'inclusion de roches, de coquillages ou autres... Signe d'une grande maîtrise, elle semble nous offrir (« vies de terre », « vies de mer »...) des œuvres momentanément cristallisées, stoppées dans leur évolution et que notre regard animera de nouveau.

Parcours de l'artiste :

Anne-Marie Kelecom est de nationalité belge et s'est formée à l'Atelier Matière Contact à Lyon, au Centre Argile d'Autrey-lès-Gray et auprès de Camille Virot. Son intervention à l'Académie des Beaux-Arts de Kinshasa (République Démocratique de Congo) et sa rencontre avec les potières de Nsioni et Boula (Bas-Congo) vont nourrir également son travail. Elle ouvre l'atelier Boyambi en Saône-et-Loire en 2007.

Depuis, elle a exposé notamment à « Étang d'Art » à Étang-sur-Arroux [2008]/ au Couvent de Treigny [2008 et 2010]/ au Musée de la Bresse à Pierre-de-Bresse ; au lavoir de Geligny, installation « conversations en flottaison » ; au salon de sculpture contemporaine de Fontaine-les-Dijon et à Mayence en Allemagne [2009]/ au Parcours de céramiques contemporaines de Saint-Quentin-la-poterie [2010]/ au festival « Terramicales » à Paris ; à la biennale de céramique de Steenwerck (59) ; à Cluny (66 céramistes autour de Daniel de Montmollin) [2011]/ à la galerie Goutte de terre à Paris ; à l'exposition collective « histoires d'argile » à Cluny ; au « Keramic Panorama » de Morat en Suisse ; à The Gallery at the Institute of Ceramic Studies, The Shigaraki Ceramic Cultural Park, Japon [2012].

Noémie Huard

20 Mars 2013 , Rédigé par Valérie Publié dans #Livre d'or

« Mon travail est un dessein en soit, je m'attache beaucoup à la cohérence des matériaux avec le sujet, à la pertinence des propos tout en cherchant à laisser échapper les choses afin qu'elles glissent dans un espace intemporelle, une poésie, une magie, une mémoire collective. »

Pour « la vie à l'œuvre » :

Dans une poésie, celle de la mort et de la vie, de la solitude et de la rencontre, du rêve éveillé et de l’hypnotique réalité, Noémie Huard crée des formes en devenir, précises, polysémiques, dans l'esthétique comme dans le sens. Le temps traverse ses derniers travaux, prenant la forme de vanités, de chimères. Dans ses dernières pièces imprimées sur peaux de chèvre (« Khìmaira » désignant une jeune chèvre en grec ancien), Noémie Huard interroge le sacré dans l'histoire humaine, elle joue avec l'usine imaginante de l'esprit, en mêlant animal, végétal et humain. Ces vanités sont comme des portes et on ne sait si on est sorti ou déjà entré. Son travail évoque le cendrier universel défini par Francis Ponges, cette idée que nous traversons les règnes pour y revenir incessamment, tel le cycle de la vie. Noémie Huard cherche à créer des figures pleines de sens tout en les laissant glisser vers un univers onirique, dans un espace intemporel.

Pour « la vie à l'œuvre », N.H. crée une tapisserie sérigraphiée, reflet d'une époque, et nous propose ainsi une mise en scène de son histoire imprimée, de son vocabulaire actuel.

Parcours de l'artiste :

Noémie Huard, diplômée (DNSEP) des Beaux-Arts de Nantes en 2004, s'est ensuite formée pour être « intervenant plasticien » (CFPI). Formatrice spécialisée en gravure, cofondatrice des éditions Encrage (Édition Alma, livres d'artistes), elle a participé à la création de la Maison de l'Estampe Atelier Alma aux Grands Moulins de Gleizé, depuis 2006. Elle a réalisé avec des auteurs plusieurs livres d'artistes. Elle a participé à des expositions collectives dont la biennale d'art contemporain de Nîmes [2008]/ Galerie le 116art à Villefranche-sur-Saône [2009]/ le Centre culturel de Corbas (69)/ « Traversée d'art » de Saint-Ouen (93) [2010]/ « Tapis rouge » à la galerie le 116art en résonance à la biennale d'art contemporain de Lyon [2011]/ Exposition de l'Atelier Alma à la MAPRA (Maison des Arts Plastiques de Rhône-Alpes) à Lyon [2011]/ Galerie du Vieux Lyon [2012]. En ce qui concerne ses expositions personnelles, en 2009 elle fut invitée à la MAPRA à Lyon, à la galerie le 116art de Villefranche-sur-Saône/ en 2012 à Bruxelles, « Privateview » (Exposition privée)/ en 2013 à Lyon, au Théâtre des clochards célestes.

Josiane Guitard-Leroux

20 Mars 2013 , Rédigé par Valérie Publié dans #Livre d'or

« Je propose des œuvres qui contiennent en elles-mêmes une dimension temporelle individuelle, puisqu'elles sont réalisées avec mes cheveux récoltés au fil du temps, et collective car elles se réfèrent à un élément corporel commun à tous. »

Pour « la vie à l'œuvre » :

Josianne Guitard-Leroux évoque le temps à plusieurs niveaux. Avec « vibrations et transitions », nous nous situons dans la fraction de seconde à la limite du perceptible. À l'échelle des heures, elle noue patiemment et méticuleusement ses cheveux, les noue les uns aux autres pour former un réseau (« Noeud III ») comme chez le vivant. Elle joue avec la répétition du geste, avec le chiffre 3 et ses multiples, avec la tension du matériau et les couleurs noire et rouge pour créer des rythmes, des séries. À l'échelle des millénaires, cette matière organique qu'est le cheveu nous parvient intact des momies de l'Égypte Antique. D'un point de vue métaphorique, la chevelure évolue au fil des âges et les cheveux qui tombent chaque jour nous rappellent notre condition. Cependant JGL les conserve et les métamorphose en œuvres comme « Accroche-temps », devant lesquelles le visiteur pourra s'attarder... En complément, elle nous propose une installation participative qui consiste à faire des échanges de mèches de cheveux avec le public, appelée « Trikho-Troc ». Souvenir de cette exposition pour le visiteur, l'accrochage se modifie également au cours du temps. Les mèches collectées complètent sa « Trikhothèque » qui en compte déjà un millier.

Parcours de l'artiste :

Josiane Guitard-Leroux est diplômée d'un master en philosophie (Paris Sorbonne), agrégée et diplômée d'un master en Arts plastiques (Paris Sorbonne).

Cette artiste expérimentée a exposé dans toute la France, aussi nous citerons parmi ses expositions récentes des expositions collectives comme « L'église en l'art » à St Maurice s/Huisne(61) et « Anatomanie » à l'Espace St Louis à Bar le duc(55) [2009]/ « Normandie impressionniste 2010 » à Boissy Lamberville(27) et « Festi'vol à dire d'ailes » à L'Aigle(61) [2010]/ « Adolescences : intensités sous silence »à L’École Buissonnière à Paris/ « Ballades en Yvelines-Sculptures-en-l'île » à Andrésy(78)/ Exposition internationale d'art contemporain au Domaine St Hilaire, Roiffé(86)/ art contemporain « Serres Lez'arts »à Serres(05) [2011]/ Manifestation d'art Contemporain « Attention fragile »à Boissy Lamberville(27)/ « Fenêtre sur l'art »à Donnemarie-Dontilly(77)/ « Xème triennale internationale des mini-textiles » au Musée Jean Lurçat de la tapisserie contemporaine à Angers(49) [2012]/ Exposition personnelle à la galerie In Situ à Nogent le Rotrou(28) « Dévoilement » [2012]/ “Normandie impressionniste 2013”à Boissy Lamberville /pour 2014 : “A tout crin”, villa-musée Montebello, Trouville-sur-mer.

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