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Hormis les aspects temporels qui seront traitées dans un deuxième volet, « La
vie à l'œuvre #1 » aborde ce qui caractérise la vie, créativité, diversité, interactivité, fragilité, etc.
Les artistes présentés ne dissocient pas la société humaine de la nature. Gaëlle Pelachaud fait découvrir des vies d'ici et d'ailleurs avec ses livres animés, tandis que Céline Thoué interpelle
dans ses gravures surréalistes sur les savoirs-faire d'antan comparés aux pratiques contemporaines.
Emmanuel Dubost, avec ses photographies humanistes, propose des portraits touchants par la vérité et la beauté qu'ils révèlent. Les ensembles photographiques de Dominique Langoutte, accompagnés
de ses poèmes et contes, relatent des parcours ou montrent la nature reprenant ses droits sur nos constructions, avec l'élément eau très présent. Nous restons dans le milieu aquatique avec les
méduses en dentelle de Pascaline Rey, qui, avec ses « pièces à toucher » en céramique, nous plongent dans un univers sensuel et questionnent sur la féminité. La femme, son rôle, sa
condition, sont exposés avec force et autour d'une mythologie personnelle par Marie Anne Franqueville. Elle a réalisé pour « la vie à l'œuvre #1 » deux installations en extérieur et en
intérieur, liées à son interprétation du mythe de Lilith et de la légende de Ste Avoye (cf notre chapelle du même nom).
Dans le registre anatomique, Laure Chagnon fait référence aux réseaux sanguins dans ses sculptures en verre et dans ses collages, évoquant les « pouvoirs » du sang et semblant vouloir
irriguer la matière inerte. Franck Loret s'inspire de réseaux organiques. Ses maillages aériens de papier mâché ou de vinyle, en 2D et en 3D, sont la transcription des relations que nous
entretenons les uns avec les autres : surprise à l'espace Ste Avoye...
Il est question également d'interactions dans les peintures de Laurence Malval, qui livre son point de vue poétique et intuitif. Le lien, le point commun à tous les êtres vivants, ce sont les acides aminés. C'est pourquoi les élèves de l'école Ste Marie de La Clayette ont réalisé des sculptures « molécules » et ont réfléchi à ce précieux patrimoine. Gaëlle Villedary présente à ce sujet « La Jungle des Gènes », une installation de douze double-hélices, ainsi que des dessins en rapport avec la notion de résilience. En référence au fait que des gènes, depuis des millions d'années, ont subi des « accidents », mutations parfois salvatrices, Agnès Debizet a créé « Dragon Evolution » en céramique, qui s'adapte au lieu où il se rend. Mais aucune crainte face à ce géant, ni devant ses autres curiosités ! Enfin, dans les tableaux au fusain de Danielle Desnoues, la lumière vibre, lumière-énergie, source de vie.
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